L’institution dans tous ses états

 

Séminaire
2012-2013

Jeudi 25 avril 2013



21 H



ASM 13


Salle 104

76, ave Edison


75013 PARIS



Notre travail est orienté par ce qui fait lien entre les sujets et particulièrement dans les institutions. 
L’institution comme discours ou comme espace de discours sera mise à la question dans le champ de la psychanalyse, mais pas seulement.
Les différentes expériences et les divers travaux qui seront présentés ne seront pas sans remettre sur le métier le concept de transfert et sans interroger les « associations » de psychanalystes.
Nous envisageons d’accueillir les réflexions qui concernent tout type d’institutions. Dans cette perspective, des invités nous feront
l’amitié de leur présence.
 
Ce séminaire se veut un lieu d’échange et de recherche.

Animé par Pierre GORCE, psychiatre en secteur de psychiatrie adulte

et 
Françoise L MEYER psychanalyste à Paris, à Fresnes et en secteur de pédopsychiatrie


25

Invités 25 avril 2013 :

Pascal CRÉTÉ,

Psychiatre, Directeur du foyer Richet

 et Frédérique Djerbi psychologue.

Le foyer Richet

et les services d’accompagnement à Caen

Le Foyer Léone Richet .

« Accueillir la psychose et signifier la réalité » ?

« C’est en élaborant l’institution, que le pensionnaire s’élabore lui-même ».

Deux phrases qui caractérisent le travail et l’esprit au Foyer Léone RICHET, souvent reprises au quotidien pour rappeler le sens de nos pratiques.

Depuis 1975, ce lieu initialement de « soins alternatifs à l’hospitalisation » accueille de jeunes adultes souffrant de psychose et leur propose un lieu de vie et de soins. La représentation d’un « foyer » a primé aux origines et reste présente au travers de l’idée d’une vie quotidienne partagée. Il s’agit avant tout de partager et de traverser ensemble ces espaces/temps du quotidien où, de l’écart entre l’établissement formel et les scènes institutionnelles, quelque chose de l’ordre de l’existence peut émerger pour l’autre psychotique, pour soi dans son travail.

Une institution n’est pas un monde isolé, elle doit prendre en compte le contexte, les agencements formels (politiques, organisationnels…) qui la délimitent. C’est ainsi, en traduisant en permanence ces éléments de la réalité sociale, qu’une institution s’élabore et élabore sa pratique. De l’internat de Bellengreville, premier havre de paix pour les pensionnaires – toujours une référence de soins – se dessine dans les années 80/90, la nécessité d’un lieu d’accueil dans la cité. La Plateforme ouvre ses portes, Lieu de passage, de pause, de rencontre.

La Plateforme ouvre alors ses portes aux « internes » et aux « externes » qui viennent y rencontrer  éducateurs , « psys », personnels administratifs… Autour, dans des lieux culturels de la ville, les ateliers d’expression animés chaque semaine par des professionnels de l’activité sont au rendez-vous  : ateliers théâtre, musique, peinture, émission de radio, yoga, danse indienne…

Et puis, à partir de « petits riens du quotidien, de « manger ensemble le midi », la création d’un « autre lieu » se dessine . D’abord dans la tête de quelques-uns, en rêve, puis dans la réalité. La Loco, restauration associative cogérée par les pensionnaires et les professionnels, ouvre ses portes le midi au tout venant : espace institutionnel articulé à l’espace public, fonction Club, dirait Oury. Oui, à condition que ce soit pour de vrai. Et ce « semblant pour de vrai » sous-tend un travail continu et complexe. « Sans la Loco, le foyer c’est mort », répète souvent un pensionnaire.

Puis la mise en place d’une structure intermédiaire, d’un petit internat en ville, se pose en 2000, tremplin à une nouvelle expérience entre l’enveloppant internat et la solitude de l’appartement personnel. Le choix d’appartements dans un immeuble commun avec de vrais voisins est fait. Le 125  accueille quatre pensionnaires qui sont accompagnés en soirée par un professionnel : espace transitionnel entre deux structures.

Aujourd’hui se pose la question de l’accompagnement de ceux qui vivent en appartement  : l’autonomie et la psychose, un sujet délicat, un fantasme de névrosés peut- être ? Dispositif qui risque de tendre vers une société de services

Alors de 1999 à 2009, une première expérience avec la création d’un service d’aide-ménagère spécialisé. Il s’agit de soutenir à leur domicile des personnes qui ne s’habitent pas toujours, du moins pas en continu. Et puis en 2009, la transformation de ce service précaire en un SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile) auquel nous joignons un SAVS (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale) et un SAMSAH (Service d’Accompagnement MédicoSocial pour Adultes Handicapés). Car dans notre souci d’assurer une continuité des soins et notre approche institutionnelle, ces trois services sont liés sur la scène du quotidien. Alors contre la logique formelle qui cloisonne, nous rassemblons ces trois services sous le terme de l’APPUI, car c’est d’un appui à la vie quotidienne dont il s’agit. Etayer le dispositif d’accompagnement pour que « cela tienne » et de surcroit, créer dans ce service voué à l’accompagnement personnalisé une dimension collective. Exercice paradoxal, parfois périlleux mais nécessaire pour tisser des liens transférentiels autres.

Bellen, la Plateforme, le 125 , la Loco, l’APPUI : des lieux qui se sont dessinés et créés au fil d’une pratique quotidienne de l’accueil de la psychose.

La présentation de ces lieux et les élaborations théoriques d’un soin possible des psychoses s’appuiera sur notre expérience clinique.

Pascal Crété Psychiatre et directeur.


Le séminaire a lieu les

4° jeudi du mois
(hors vacances scolaires Paris)



23 Mai

Pierre Gorce et Françoise Meyer

bilan d’une saison


DATES 2012-2013 :
22 novembre, 24 janvier, 28 février, 28 mars,
25 avril, 23 mai.

Information


Françoise L MEYER 06 1162 6000

Participation aux frais de 5 euros, non obligatoire.

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