Après une année de travail autour de « l’autisme », nous reprendrons dans une nouvelle perspective. Le groupe s’intitule désormais :

autismes et psychoses

A partir de l’expérience de l’an passé, je propose d’élargir notre questionnement, non seulement d’un point de vue théorique et notamment en interrogeant la notion de psychose, mais aussi d’un point de vue pratique.

En effet la façon dont chacun a pu parler de sa clinique au cours des échanges, avec ses bonheurs, ses difficultés, ses impasses, voire ses passages à l’acte, m’a conduite à souhaiter orienter le travail de cette année dans une articulation au transfert.

Il apparaît que ces enfants, qui viennent à nous dans leur étrangéité, peuvent parfois nous amener à des gestes maladroits, tout autant qu’à des pensées ou des actes de rejet, de ceci il y a lieu de faire savoir. En effet, ne peut-on se demander s’ils ne nous mettent pas face à notre archaïque dans ce qu’il a de plus ambivalent, entre amour et haine, entre  Bejahung et Verwerfung. Leur mutisme ne favorise-t-il pas, quand nous sommes face à eux, notre absence de distance par rapport à certains pans de notre fantasme ? Si nous ne voulons pas dénier cela, n’est-il pas indispensable, non seulement de repérer ce qui se produit dans le transfert, mais aussi de l’interroger, de ne pas éviter ce qui se véhicule comme insupportable part de notre désir ? Ceci aux fins de rendre possible d’offrir à ces enfants des façons autre de les accueillir, qui les surprennent et puissent leur donner la possibilité d’une nouvelle inscription dans notre désir.

Dans le même cheminement, le défaut de symbolisation de ces enfants en souffrance, ne met-il pas particulièrement au devant de la scène, la façon dont ils occupent l’espace, la manière dont ils s’y déplacent ? Ceci ne rend-il pas nécessaire, voire indispensable, un travail d’articulation de la clinique avec l’institution comme espace, temporalité et discours ?

Françoise L Meyer

Psychanalyste

Prochaine séance

Jeudi 2 décembre 2010

12 h 30

CMP de Saint-Ouen

78-80, rue Bauer

93 SAINT-OUEN

01 40 11 52 51

Cette séance de reprise se déroulera autour du texte de Fernand Deligny L’enfant comblé, page 139 de l’Arachnéen et autres texte. Ed. L’Arachnéen.

Ce groupe de travail est ouvert à tous ceux, cliniciens des hôpitaux de Saint-Denis et de son secteur de pédopsychiatrie, ainsi qu’à tous les professionnels correspondants de ce secteur.

5 mai 2011

12 h 30

CMP Saint-Ouen

nous travaillons en ce moment la question du transfert

Le séminaire se poursuit

en 2012

2013

2014

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