Ecole de Psychanalyse Sigmund Freud

 

Séminaire

Voix, représentation, opéra, théâtre…

 Françoise L. Meyer  

 

La prochaine soirée de séminaire aura lieu le

 

  Le 13 mai 2008

21 h

 

François Dachet en sera l’invité

    

Qu’a-t-il perdu, au fait ?

 

Parmi plusieurs travaux qui questionnent les fondements de notre rapport actuel aux héros et à la société antiques, celui que Sylvie Humbert-Mougin présente dans son livre Dionysos revisité (Belin, 2003) nous suggère que, déjà pour Freud, Œdipe était peut-être moins un héros antique qu’une production de l’espace dramaturgique et littéraire occidental du dix-neuvième siècle.

Comment en tirer quelques conséquences, s’il y a lieu, pour la psychanalyse aujourd’hui ? Les mythes donnent-ils figure à un état originaire supposé de la culture et de la subjectivité, ou constituent-ils des variations narratives manifestant les transformations constantes des dispositifs d’érotisation et de sexuation de chaque société ?

Choisir la seconde option n’empêcherait pas de soutenir l’écart produit par Freud, puis remanié par Lacan, entre Hamlet et Œdipe, ou d’en produire d’autres plus actuels. Et cela éviterait de continuer à naturaliser dans la psychanalyse les idéaux des formes politiques différentes qu’emprunte à chaque époque l’espace familial.

Sur cette base, pour resserrer mon intervention autour des questions proposées par Françoise Meyer, je questionnerai la « coïncidence » suivante : avez-vous remarqué que si le mythe d’Orphée ouvre l’ère lyrique moderne à Mantoue au début du dix-septième siècle, c’est aussi une référence au mythe orphique que Sigmund Freud dépose en exergue à L’interprétation des rêves ? Mais « le même mythe » est-il bien à l’œuvre dans les deux cas ?

 

François Dachet

 

13 mai 2008

21 h.

FIAP

30, rue Cabanis

75 014 Paris

 (01 4313 1700)

Métro : glacière 

 

Françoise Delbos sera l’invitée du séminaire du 10 JUIN.

 

Le chant, ou l’énigme du texte.

 

      La question portera sur le « ou ». Si, par la voix, le chant est ce qui déborde du texte, en constitue-t-il l’énigme, ou la recouvre-t-il ? Derrière ce qui se dit, dans ce qui s’entend, que porte-t-il, qui nous transporte un par un et nous rassemble en même temps ?

Françoise Delbos  

   

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