Ecole de Psychanalyse Sigmund Freud

http : epsf.fr

Séminaire 2006 2007

De Françoise Meyer 

L’opéra, un art de la scène …

 

2 MAI 2007

 

Ce séminaire a pour objectif de travailler autour de la voix et du corps. Mon cheminement se fera essentiellement à partir de livrets d’opéra. L’art lyrique sous ses aspects de divertissement n’est pas sans permettre d’interroger certains mode de jouissance. Si la voix est au centre de cet art ce n’est pas sans le livret ni sans le dispositif scénique. Autrement dit j’essaierai de montrer l’importance pour certaines œuvres de la scène, en quoi elle permet par exemple la mise en tension entre voix et image, entre voix et corps. Tel sera le cas pour  Salomé, opéra de Richard Strauss. Compositeur sous la plume duquel on peut lire dans ses souvenirs : « La lutte entre la parole et le son a été dés le début le grand problème de ma vie et s’est terminé dans Capriccio par un point d’interrogation.[1]» Je poursuivrai, dans la même veine par Elektra.

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Les séances auront lieu les premiers mercredis du mois, en dehors des vacances scolaires

parisiennes, de 21 h à 23 h.  

02 mai, 06 juin.

 

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En mai j’ai invité François Dachet psychanalyste, qui se  propose d’intervenir  autour de deux questions qui concernent l’articulation symbole/symptôme.

 

             Il a été et il demeure nécessaire de faire valoir que pour la psychanalyse, la musique n’a peut-être pas comme art le même statut  que la littérature ou les arts plastiques. En tous cas, le sonore et la musique y sont bien moins sollicités par l’élaboration théorique, et il y a moins de publications concernant ce versant des pratiques. Mais cela fait un peu oublier que la place des arts quels qu’ils soient, dans la pratique de l’analyse et a fortiori dans son élaboration théorique, n’est pas une question qu’on puisse considérer comme réglée. Il me semble qu’après la période où l’enseignement de Lacan avait réussi à bannir l’idée de psychanalyse appliquée, un certain retour à la psychocritique se profile. L’insistance répétée des plaisirs plastiques, et encore plus musicaux, ne contribuerait-elle pas à la méconnaissance du versant créateur de l’articulation entre sonore et musical, celui qui compte en premier pour l’analyse puisqu’il déroute par rapport à la  ritournelle des frayages où se stabilisent les plaisirs esthétiques et les formes de sensibilité partagées.

            Ceci se prolonge dans la seconde question. Herbert Graf a créé sa vie durant une œuvre de metteur en scène lyrique. Cette œuvre est inaugurée par une thèse dont l’articulation théorique est explicitement dédiée à Freud. Comment se fait-il que cette œuvre ait été, et continue d’être, négligée dans l’analyse ? Le vocabulaire analytique et lyrique qui structure la thèse et l’œuvre de Herbert Graf ferait-il moins bien l’affaire pour traiter du fantasme que le vocabulaire psychopathologique qui se pointe dès qu’il y a un peu d’angoisse dans l’air ? Mais contrairement à ce que les expressions où l’on trouve le « stress », « la pression » et la « dépression », et autres « graves » suggèrent, l’angoisse n’est pas un symptôme. Et cela porte à conséquences.( Documents et extraits sur place). François Dachet

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   2 MAI 2007

 

FIAP

30, rue Cabanis

75 014 Paris (01 4313 1700)

 

Information : Françoise Meyer 01 4356 1645 et 06 1162 6000.  


[1]  Anecdotes et souvenirs, édition du Cervin. Lausanne. Cité par Philippe Godefroid dans l’Avant-Scène Opéra  n° 47-48. Page 20.

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